Une relation c'est trois tours à construire
Une analogie qui me parle
Je me suis rendu compte que je pense les relations comme des tours.
On construit quelque chose ensemble.
On met des briques.
Ça tient… jusqu’au jour où ça ne tient plus.
Dans ma tête, il y a des briques vertes.
Celles qu’on pose parce qu’on en a envie.
Parce que ça correspond à qui on est.
Et que l’autre le voit.
Et puis il y a les briques rouges.
Celles qu’on pose pour compenser.
Celles qu’on ne nomme pas.
Celles qui pèsent, mais qu’on minimise.
Le burn-out de ma partenaire a été un révélateur brutal.
En se reconstruisant, elle a redessiné sa propre tour.
Et elle ne ressemblait plus à la tour commune.
Quand j’ai senti que tout allait s’effondrer, j’ai essayé de tenir.
J’ai mis plus de briques.
Sans me demander si elles étaient vertes ou rouges.
La tour est quand même tombée.
Après ça, j’ai traversé trois prises de conscience.
La première :
les briques rouges qu’elle avait dû poser.
Celles que je ne voyais pas.
Ça a déclenché une vraie crise identitaire.
“Je suis vraiment comme ça ?”
Et beaucoup de culpabilité.
La deuxième :
je n’avais pas construit cette tour en accord avec ce que je voulais vraiment être.
Je m’étais adapté à une forme qui ne me ressemblait plus.
La troisième :
j’avais moi aussi posé des briques rouges.
Par loyauté.
Par peur.
Par inertie.
Et en les voyant, quelque chose s’est déplacé.
Je ne sais pas encore exactement à quoi ressemblera ma prochaine tour.
Je sais seulement que je commence à voir les briques au moment où je les pose.
C’est encore en train de bouger.
Et vous ?
Quelles briques posez-vous sans vraiment les choisir ?